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Rétrospective Andreï Tarkovski

Une rétrospective Andreï Tarkovski à Clermont-Ferrand, pourquoi ?

En dehors des objectifs évidents d'une rétrospective offrant aux cinéphiles ou aux simples amateurs de cinéma le privilège de revoir ou découvrir les films du réalisateur sur grand écran, organiser cet événement à Clermont-Ferrand repose sur un désir de partage sur des terres qui auraient sans doute inspiré Andreï Tarkovski. Après le Centre Pompidou en 2002, la Cinémathèque de Paris et La Rochelle en 2014, Toulouse en 2017, il s'agit de la cinquième rétrospective du réalisateur en France.
Andreï Tarkovski est considéré comme l'un des plus grands réalisateurs de tous les temps. Son œuvre inspire encore aujourd'hui les artistes dans tous les champs de la création, passionne les cinéphiles et enveloppe quiconque qui s'aventure dans son univers d'un voile de vérité sur la vie.
À l'heure du scrolling, nous comptons sur le pouvoir de son cinéma pour dénouer notre rapport perturbé à l'image.
Clermont-Ferrand est une grande ville étudiante. La jeunesse est motrice dans ce projet.
Les dystopies peuvent être mises à mal face aux films d'Andreï Tarkovski. Cette rétrospective est imaginée par des passionnés qui croient au pouvoir de toutes les images et qui souhaitent mettre en avant celles qui nous ouvrent au monde.

Maryse Emard, Bénédicte Janin, Emmanuelle Jourfier, Joël Teitelbaum
Conseil d’administration de l’association Dersu & Uzala

La Semaine de la poésie, partenaire de la rétrospective Andreï Tarkovski, pourquoi ?
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Parce que le père d'Andreï, Arseni Alexandrovitch Tarkovski (1907-1989), était poète soviétique et russe, aussi traducteur de langues orientales. Il a obtenu le prix d'État de l'URSS à titre posthume, en 1989, pour le recueil de poésies De la jeunesse au grand âge (1987). 
Les rapports esthétiques entre le père et le fils sont une illustration de l'adage arabe : « le fils est le secret de son père ». Dans leurs œuvres, et dans la vie, ils ne cessent de se chercher et de se vérifier l'un l'autre.
La toile de fond de presque tous les poèmes d’Arsène Tarkovski est cette forme typiquement russe de mélancolie : un abandon intensément mystique, suscité par une nostalgie à la fois poignante et confuse. Ce spleen se retrouve dans les films de son fils Andreï, surtout dans Nostalghia, portrait d'un poète russe exilé en Italie ; mais si la mélancolie qui transparaît dans ce film est mortifère, elle est plutôt un aiguillon vers l'action chez Arsène Tarkovski : c'est une tristesse pesante mais qui illumine l'existence, et que le poète compare aux horizons sans limites de la Russie.

Des lecteurs de La Semaine de la poésie vous proposent quelques lectures de poèmes d'Arseni Tarkovski en amont de la projection des films suivants :
 

Tempo di viaggio
1983, 59 minutes

MERCREDI 25 FÉVRIER - 18H30
LA JETÉE
6, place Michel de l'Hospital - Clermont-Ferrand

Andreï Tarkovski et Tonino Guerra, en repérage pour le film Nostalghia (1983), racontent leur voyage extraordinaire à travers l’Italie. Tonino Guerra conduit Andreï Tarkovski parmi les beautés traditionnelles de l’Italie. Andreï Tarkovski, stupéfait et désabusé, reste résolu dans sa recherche d’un pays secret et intérieur, qui n’existe peut-être que dans son imagination d’artiste. Il trouvera finalement ce qu’il cherchait dans la campagne aride du centre de l’Italie et dans les villages médiévaux autour de Sienne. Durant ce voyage, Tonino Guerra pousse Andreï Tarkovski à réfléchir sur son travail et sur son passé de réalisateur et poète.

Lectures de poèmes en amont de la projection par Françoise et Maryse.
 

Nostalghia
1983, 125 minutes

JEUDI 26 FÉVRIER - 15H00
SALLE DES FRÈRES LUMIÈRE - CROUS 
25, rue Étienne Dolet - Clermont-Ferrand

Andreï Gortchakov est un poète russe hanté par le souvenir de sa femme et de son pays. Il est venu en Italie pour y faire des recherches sur un compositeur russe du XVIIIe siècle, Sasnovski, qui passa de longues années dans la péninsule, ne retournant dans son pays que pour y rendre l’âme. Andreï est accompagné par une interprète d’une grande beauté, Eugenia. Il pourrait vivre avec elle une grande histoire d’amour, mais le souvenir de sa femme le hante. Il rencontre Domenico, un fou qui prêche la paix et lui demande d’accomplir un petit geste, afin de sauver, du moins le prétend-il, le monde...

Lectures de poèmes en amont de la projection par Françoise.
 

Andreï Roublev
1986, 183 minutes

JEUDI 26 FÉVRIER - 20H00
CINÉFAC - AMPHITHÉÂTRE AGNÈS VARDA 
29, boulevard Gergovia - Clermont-Ferrand

La Russie du XVème siècle. Théophane le Grec engage le moine Roublev pour peindre Le Jugement dernier dans une cathédrale. L’invasion des Tartares va conduire le moine à commettre un acte d’une terrible portée. Engoncé dans sa culpabilité, il fait bientôt vœu de silence et renonce à la peinture...

Lectures de poèmes en amont de la projection par Hélène et Pierre.
 

Conférence : 
D'Eugénie Zvonkine à L'enfance d'Ivan : trouver sa voie/voix

VENDREDI 27 FÉVRIER - 14H00
SALLE GEORGES-CONCHON
Rue Léo Lagrange - Clermont-Ferrand

Quand L’Enfance d’Ivan débarque dans le grand monde – très précisément sur les écrans de Venise entre le 24 août et le 7 septembre 1962, et que le film obtient en même temps le Lion du futur et le Lion d’or – « pour la description lyrique du drame d’un enfant face à la guerre » – ce qui marque les spectateurs et les critiques, c’est à la fois la puissance cinématographique de l’œuvre et la jeunesse du cinéaste. Il a tout juste trente ans lorsqu'il monte sur la scène du festival. L’Enfance d’Ivan propose une interprétation inédite d'un thème à la mode à l'époque en URSS – les enfants et la guerre – et parvient à surprendre, car dès ce premier long métrage, le cinéaste réussit à s'approprier un matériau qui n'était pas le sien à l'origine et en faire une lecture à la fois intime et épique. En observant les différences entre le récit, le scénario et le film, en étudiant les documents d'archives qui permettent de
reconstituer une histoire de la fabrication de l’œuvre et en analysant jeu d'acteur et système esthétique du film, nous voyons émerger un style cinématographique et des thématiques fétiches qui reviendront dans ses œuvres postérieures, telles que l'individu pris dans la grande Histoire ou encore un rapport singulier au réalisme. Dans cette intervention, nous montrerons la manière dont le jeune Tarkovski s'impose en affirmant ses choix auprès des instances de censure et de son équipe, et à trouver sa voix (sa voie) singulière dans le cinéma soviétique.

Eugénie Zvonkine est professeure au département d'études cinématographiques de l'Université Paris 8, membre junior de l’Institut universitaire de France et cinéaste. Elle écrit sur l'histoire et l'esthétique du cinéma soviétique et post-soviétique des années 1960 à nos jours. Elle a publié quatre monographies sur le cinéma soviétique et post-soviétique. Elle fait partie du comité de rédaction de Studies in Russian and Soviet Cinema et écrit en tant que critique pour Positif.

Lectures de poèmes en amont de la conférence par Dalia et Nathalie.
 

Écoute radiophonique de Charles H. de Brantes et Gilles Mardirossian : 

Andreï Tarkovski ou le son de la terre
2002, 60 minutes

VENDREDI 27 FÉVRIER - 16H00
SALLE GEORGES-CONCHON 
Rue Léo Lagrange - Clermont-Ferrand

Cet univers qu'il voyait comme une image du monde qui nous entoure et du monde intérieur, le sien et celui de ses âmes-sœurs qu'il espérait trouver parmi les spectateurs de ses films. Exprimer cet univers (sans l'expliquer) à travers les 8 seuls films qu'il a réalisés et qui ont fait le tour de la terre : Le Rouleau compresseur et le violon, L'Enfance d'Ivan, Andrei Roublev, Solaris, Le Miroir, Stalker, Nostalghia et Le Sacrifice. Tendre vers ce qu'il pressentait d'unique dans le déroulement du temps. Par la radio, le son de la terre qu'il filmait, pétrie d'eau, ou le son de la terre dans le cosmos. Sons, musiques, voix, paroles. Très librement, mais par notre connaissance de son œuvre et de sa vie un temps côtoyée, l'émission tentera d'amener l'auditeur au seuil de ce mystère que Tarkovski laissait vivre dans son travail créatif. Vers cette renaissance spirituelle qu'il appelait dans tous ses films face au matérialisme dominant. Sa discothèque personnelle, de rares interviews, des lectures d'inédits, comme le scénario Vent clair, mais aussi de ses livres publiés : Le Temps scellé, Le Journal (Éditions Philippe Rey), Les œuvres cinématographiques complètes (Éditions Exils), etc. 

Lectures de poèmes en amont de la conférence par Hélène et Dalia.

Découvrir le programme de la rétrospective et les infos pratiques

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