François GRAVELINE

François Graveline est né en 1959 et a publié son premier livre en 1978.
Ses études de géologie lui ont montré que l’on pouvait lire ce qui n’était pas écrit, ce dont jamais il ne se prive.
Il est l’auteur de récits, de nouvelles et de poèmes où se disent la nature et l’être.
Il est par ailleurs membre du comité de rédaction de la revue Arpa et a traduit les poètes Olav H. Hauge, Orhan Veli et Robert Bly.
Il donne également des concerts-lectures avec le guitariste et oudiste Claude Barthelémy, ainsi qu’avec le guitariste Jérôme Brajtman avec lequel il vient de sortir un CD Sonate pour l’eau et le vent.
Il a aussi réalisé des documentaires et des vidéo-poèmes avec le vidéaste Didier Blandin.
L'association Chez mon libraire regroupe quelques 190 librairies indépendantes en Auvergne-Rhône-Alpes, l'une d'elles est forcément près de chez vous !
Tu es avant l'aube
le gris magnificat du vent
la beauté sans personne
simples
sont tes pas
le jour vient
pour toi
pour ton regard qui le sauve
La route est longue les heures sans fin
quelque chose se pressent dans les lointains
je l’attends je l’espère je le guette je l’implore je ne le vois pas je l’imagine
Quelque chose se devine
dans l’air dans l’esprit
condensation du ciel
idée surgie de la brume des pensées
La route est longue les heures sans fin
le jour est noir comme la Toussaint
un pan de montagne lève son ciel de terre c’est la nuit
un monde m’étreint et ferme les yeux sur moi
Ce qui la rend lumineuse
la brûle aussi
et peu à peu l’efface.
il y eut ce cri
qui aurait pu être le jour
rouge dans la nuit encore
mais quelque chose d’ici demeure
en moi
et, où que j’aille, me grandit.
Respirer. Regarder. Écouter. Ressentir.
Les étoiles descendent du firmament, Orion
toque au carreau, Vénus brille dans mon café ;
la nuit d’été se tient, brûlante, entre mes mains.
Je me penche et pose sur elle mes lèvres,
mon cœur bas, Vénus danse, la joie irradie.
Je me lève souvent très tôt pour être au monde.
s’abandonner
à des heures très anciennes
des heures d’avant l’écriture
de bien avant les mots
des heures de neige et d’air
des heures et des heures
s’abandonner.
l’intense de chaque détail
aucun de tes regards n’est moindre
tu es la belle attention.
le temps s’est tu
un silence est à gravir
un silence à unir.

