La Pause strophe #2
La Pause strophe #2,
dialogue entre photographies et poèmes
Mercredi 22 avril à 18h00
Hôtel Fontfreyde - Centre photographique
34, rue des Gras
63 000 Clermont-Ferrand
Entrée libre
La nouvelle exposition collective "NEO ANALOG - la photographie après l'image" réalisée conjointement avec le Collège international de la photographie (CIP) a ouvert ses portes à l'Hôtel Fontfreyde-Centre photographique !
C'est pour nous, une nouvelle opportunité pour un dialogue entre photographies et poésie. C'est ainsi que nous invitons la poète Maud Thiria en écho aux travaux de plusieurs des 13 artistes contemporains de l’exposition qui se présente comme le manifeste d’un courant international qui marque l’une des étapes les plus récentes de la photographie contemporaine.

Cette exposition réunit les artistes : Sylvie BONNOT, Véronique BOURGOIN, Arina ESSIPOWITSCH, Marie HAZARD, Yanis HOUSSEN, Sara IMLOUL, Laurent LAFOLIE, Hanako MURAKAMI, Raphaëlle PERIA, Catherine PONCIN, Mathieu ROQUIGNY, Laure TIBERGHIEN, Dune VARELA.
Les photographes néo-analogues militent pour des pratiques explorant la nature aux côtés des savants, et visent une poésie de l’anthropocène : dans un monde abîmé, la photographie ne sert plus seulement à voir, mais à ressentir et comprendre. L’analogique n’est plus alors une question technique, mais un changement de paradigme culturel : la mise en contact du photographe avec le monde passe par la reconnaissance des valeurs de l’expérience. Dévaluée depuis le développement des médias, l’expérience revient en force à travers la culture analogique et constitue un équilibre avec nos existences numériques.
Co-commissaires d’exposition : Michel POIVERT et Evelyne COHEN - en collaboration avec le Collège international de la photographie (CIP).
Maud Thiria
Maud Thiria est poétesse et passeuse de langue, attentive aux voix fragiles et aux territoires du silence.
Après des études en Droit tournées vers la bioéthique, elle s'oriente vers les Lettres modernes et rédige un mémoire sur la limite et l’illimité dans la poésie de Paul Eluard.
Elle poursuit son travail d’écriture au cœur de paysages abrupts, urbains et naturels, interrogeant le rapport du corps au paysage, elle interroge la mémoire et la libération de la parole. C’est par une poésie qu’elle qualifie de « bancale et essoufflée » qu’elle tente de traduire les déséquilibres d’un monde qui vacille.
Elle publie deux livres aux éditions Æncrages & Co, Mesure au vide en 2017, Blockhaus en 2020 (Prix International de Poésie Francophone Yvan Goll 2021) et d'autres aux éditions LansKine, Trouée en 2022 (Prix René Leynaud 2023), Falaise au ventre en 2023 et des errantes en 2024.
Elle participe à une vingtaine de revues, des anthologies et des livres d’artistes.
Elle travaille également sur la langue auprès de publics en difficultés sociales et scolaires, de migrants et de réfugiés politiques et anime des ateliers d’écriture en collège et lycée, en école supérieure et en prison.
Elle fait régulièrement des lectures de ses textes sur scène, accompagnée de musiciens ou de projection vidéo.

